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Archives pour octobre 2011

Le cinéma de Henri-François Imbert

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Synopsis :

Par un jeu de hasards, le réalisateur s’est trouvé en possession d’un film Super 8, resté inachevé dans une caméra offerte par son amie de retour d’un voyage à Belfast. Le film montre une famille inconnue s’amusant au bord d’une plage. Grâce à une expertise des laboratoires Kodak, il découvre qu’il date d’une douzaine d’années et décide de se rendre en Irlande du Nord pour retrouver ces gens et leur rendre le film.

DVD Henri-François Imbert

(de 1996 à 2003)
Collection Le geste cinématographique ,

Editions Montparnasse :

3 films :
-

No pasaran, album souvenir ,
-
Doulaye, une saison des pluies,
-
Sur la plage de Belfast

# LE DVD
DVD 9 – PAL – Zone 2- Tous publics – couleurs
180 min, couleurs
Ecran: 4/3
Format : 1/33
Son mono et dolby digital
Langue: français

# BONUS
Livret de 15 pages incluant deux textes d’amitié, l’un de Caroline Lamarche, auteure de romans, nouvelles, pièces radiophoniques (Carnets d’une soumise de province) et le second

Le regard et la voix de Patrick Leboutte, rédacteur en chef de la revue L’image le monde.

CAMERA BOLEX

LA CAMERA BOLEX
155 MACROZOOM

Je l’ai acquise d’occasion et j’apprécie toujours la qualité et le soin de sa fabrication tant mécanique qu’optique. Sur de nombreux points, elle reprend des solutions des caméras professionnelles 16 et 35 mm de l’époque.

 bolex155macrozoom1968.jpg

Son look est caractéristique des années « 1960 » avec formes anguleuses (voir, par exemple, les automobiles du moment : la « Peugeot 404 », la « Citroën Ami 6…). Cela ne l’empêche pas d’avoir une bonne tenue en main. Elle est bien équilibrée avec un poids raisonnable (1,5 kilo) et le contact froid de sa poignée en métal chromé est rassurant.

 bolex155.jpg

 

Le bruit de fonctionnement est agréable et discret. L’optique traité est de grande qualité. Il ouvre à 1,9 avec 8,5/30 mm de variation de focale ce qui est suffisant, surtout caméra au poing.

Sa définition est excellente avec un bon contraste et un rendu des couleurs à peine chaud. Le zoom est manuel avec une petite manivelle escamotable comme sur les Angénieux de l’époque en 16 et 35 mm. La commande de point latérale est pratique avec une possibilité en macro (17 cm du plan-film) au 30 mm.

Le parasoleil est bien conçu et protège bien l’optique (conception professionnelle). La visée réflexe donne une image de bonne taille avec une réserve permettant de voir arriver à l’avance l’élément indésirable dans le champ.

La mise au point se fait sur la totalité de l’image cadrée, elle est précise, par un télémètre à champ mélangé (brevet Berthiot).

Le réglage dioptrique se fait par une bague moletée avec blocage par vis. Un obturateur de la visée est prévu pour l’image par image

L’obturateur fixe (143°) donne une exposition de 1/47 s à 18 ips, au ralenti à 32 ips : 1/86 s et pour l’image par image : 1/20 s.

Le moteur est régulé électroniquement, on peut changer la vitesse en cours de prise de vue (bouton poussoir).

L’ouverture réelle (photométrique qui tient compte des pertes de lumière dues à la visée et à l’optique), est proche de 2,5.

La mesure de la lumière se fait derrière l’optique par une cellule au Cds. L’automatisme est débrayable avec la possibilité de bloquer la mesure, ce qui est bien utile pour les contre-jours.

L’engagement du chargeur se fait en position verticale, en ouvrant la porte du magasin comme sur les caméras professionnelles. Ce dernier, d’ailleurs, permet une bonne prise en main.

Le compteur est original : c’est une pendule avec 24 divisions dont chacune correspond à 8 secondes 3/10 (18 ips).

J’ai utilisé cette caméra essentiellement en extérieur avec du Kodachrome 40 T et les résultats sont excellents. L’image obtenue est très piquée et quel plaisir en projection !…

Telle qu’elle est conçue, cette caméra peut accepter les pellicules disponibles à présent : l’Ektachrome 64 T et la Cinévia 50 D.

En 1967, cette caméra était proposée pour 1500 francs. Elle fut fabriquée jusqu’en 1970.

Il y a eu trois modèles avec des petites variations :

- La Bolex 150, en 1966, non macro et sans télémètre.

- La Bolex 155, en 1967, avec macro et télémètre.

- La Bolex 160, en 1970, avec en plus la cadence 24 ips et le zoom électrique.

Les dernières fabrications datent de 1971/1972.

Michel Gallois (Cinéscopie n°4)

A PROPOS DU CINEMA AMATEUR

A Propos du cinéma amateur

« Les Granges que les locataires utilisaient comme garde-meubles étaient pleines de valises et de coffres que j’ouvrais délicatement, en faisant sauter la serrure ; ils déversaient sur le sol, dans une odeur de naphtaline, toute une vie étrange d’objets vieillots et désuets parmi lesquels, je passais des heures merveilleuses, dans une athmosphère de trésors trouvés et de naufrage ; chaque chapeau, chaque soulier, chaque coffret de boutons et de médailles, me parlait d’un monde mystérieux et inconnu, le monde des autres. »
(Romain Gary dans « La Promesse de l’aube »)

Pour les « maniaques », dont je me sens proche, qui récupèrent sur les foires et vide-greniers ou d’autres façon, les anciennes bobines de films tournés par des cinéastes amateurs, le plaisir distillé par la projection de ces documents qu’ils ont trouvés, est bien le même que celui décrit par Romain Gary : celui qui est procuré par la découverte du monde des autres. Et ce qui est formidable ici, c’est qu’il s’agit du même monde que le nôtre, enfin presque.

  capture1.jpg

Le projecteur propose à l’écran des vues de mariages, de communions et de baptêmes, des paysages de vacances, des carnavals et des courses cyclistes, et des enfants surtout : des enfants dont on veut suivre l’évolution pas à pas, garder les traces des étapes essentielles de leur vie, des meilleurs moments, du bonheur tout simplement.

Il est évident que plus les films seront anciens, plus le milieu géographique où ils se situent, éloigné du nôtre, plus les actions montrées seront insolites ou précises et plus l’intérêt sera grand. Mais là n’est pas le propos. La condition énoncée n’est pas exclusive car même les films les plus banals peuvent susciter de l’intérêt car ils sont dégagés de l’affect qui nous encombre dans la vision de nos films personnels. C’est incroyable comme nos propres gestes accomplis par d’autres, nos émotions ressenties par des étrangers peuvent nous sembler différents.

 Ce qui surprend, encore une fois, c’est l’estrême banalité des sujtes, la répétition à l’identique des mêmes thèmes, d’une famille à l’autre, d’une année à l’autre, au moins à partir des années « 70″.

« Il s’est tourné des milliers de kilomètres de défilés de majorettes, de barbecues, de mariages, d’anniversaires, de naissances. Une longue attente. Un long constat. Par exemple, on ne filme pas les morts ni les enterrements. Autrefois, ça se faisait, pourtant, de les photographier, les morts. Mais il semble que le monde ait changé. On ne filme plus que son bonheur, et c’est un bonheur qui bouge. Un bonheur agité, pas du tout destiné au souvenir. Devant le photographe, on pose pour la postérité. Avec le super 8 on se laisse filmer comme ça. Ca ne compte pas. » *

A mille lieues des préoccupations des cinéastes professionnels, le cinéaste amateur s’est essentiellement attelé à enregistrer des moments de la vie, de sa propre vie, sans scénario, en général sans préparation ni mise en scène, pour tout simplement garder des souvenirs pour se revoir et se montrer mais sans nostalgie. La nostalgie vient plus tard, du vieillissement des êtres et des choses, du sentiment de disparition d’une époque formidable.

 « Il semble que personne ne se soit jamais fatigué de la suite infinie des anniversaires, ni des arbres de Noël qui tombent toujours en décembre. C’est une sorte de guet permanent. Comme les prêtres des religions anciennes surveillaient anxieusement le retour des astres et des saisons, la caméra anonyme enregistre l’indiscutable certitude temporelle. Il ne faut pas croire qu’il s’agisse là de films ratés. Il n’est même pas sûr que les maladroits entrechats d’un bébé vacillant, ou ses premiers étonnements devant le feu des bougies, constituent la motivation du caméraman. C’est plutôt l’indéfini bonheur d’être là ; d’être toujours là. On peut bien chercher à décrire ce qui se passe à l’image. Il se passe à vrai dire rien qui vaille, même pour les principaux intéressés. On a l’impression, seulement, d’un permanent : « c’est lui ! », « C’est elle ! », « Nous étions là, ce jour là ».  » *

Chaque bobineau de film amateur découvert ou retrouvé, extrait d’un enroulement qui devait être définitif, précautionneusement couché dans les coulopirs du projecteur qui lui offrira une seconde vie, nous parlera « d’un monde mystérieux et inconnu, le monde des autres. »

* A ma demande, pour accompagner un film de montage, Jean Maffioletti a composé un commentaire duquel sont extraits ces deux citations.

Michel Gasqui, dans Infos-Ciné n°56 – décembre 2003

HOME MOVIE DAY

HOME Movie Day 2011

Home Movie Day has grown into a worldwide celebration of these amateur films, during which people in cities and towns all over meet their local film archivists, find out about the archival advantages of film over video and digital media, and—most importantly—get to watch those old family films!

Please come along our next event. Bring your films ( 16mm, 8mm or Super 8 ) or come to enjoy some of the films from our group archive.

Cambridge (UK) – Central Library

7 Lion Yard
Cambridge CB2 3QD
from 10am to 5pm.
It is this year part of a festival with the BBC “Reel History of Britain, our past through film”

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Home Movie Day à Paris

Home Movie Day à Paris dans Informations hdmparis2011recto_couleursa4_dc3a9finitif_web

hdmparis2011verso_couleurs_a4dc3a9finitif_web dans Informations

Image de prévisualisation YouTube

Durée des films

LA DURÉE DE VOS FILMS
Vous pouvez calculer précisément la durée de vos films, fonction du format, du métrage et de la vitesse de projection en vous servant du calculateur Kodak :

http://fdengineering.ch/wp/wp-content/uploads/2009/02/filmCalculator.swf

capture.jpg



Auteur:

Migas

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